Quand une danse indienne millénaire rencontre les nouvelles technologies

Qui est l’intrus ? L’amoureuse, arrivée à l’improviste, trouvant son bien-aimé avec une autre ? la rivale tentatrice ? l’amant indélicat ? A moins que ce ne soit cette danse indienne millénaire, mystérieusement parvenue jusqu’à nos jours, dont la grâce anachronique se cherche une place à l’ère du High Tech ?

La danse Odissi est une danse indienne dont les origines remontent à 2000 ans. Elle est extrêmement élégante et permet, grâce à son vocabulaire gestuel, de raconter la mythologie hindoue à la manière d’un mime.

En tant que danseuse Odissi en France, Mahina Khanum est souvent confrontée à un défi. Si la danse Odissi – comme d’autres danses classiques indiennes – est relativement populaire en Inde, elle est quasi-totalement inconnue du public français. Et lorsque celui-ci la découvre, il ne possède souvent pas les références culturelles pour comprendre le récit narré à travers la danse.

Et si on montrait « plus » que la danse ? Et si on révélait les autres personnages avec lesquels la danseuse interagit ? Le contexte ?

Mahina Khanum et son collègue Avishaï Léger-Tanger ont décidé de filmer un extrait de cette danse millénaire et de l’intégrer dans une peinture indienne du 18e siècle, animée à l’aide des technologies d’animation du 21e siècle.

Résultat : un court-métrage intitulé « The Intruder » (L’Intrus), dont le seul langage est celui de la danse Odissi, révélée dans toute sa poésie, sa grâce, son humour, sa magie.

Voir le making-of

Mahina Khanum